Détenteur du Trophée Jules Verne depuis le début de l’année avec Sodebo Ultim 3, Nicolas Troussel retrouve ce week-end un terrain de jeu bien différent mais tout aussi cher à ses yeux : le Corsaire. Un bateau qu’il connaît depuis l’adolescence et qui raconte, à lui seul, une véritable histoire de famille. Loin des records autour du monde, le marin revient au Grand Prix de l’École Navale avec l’envie de partager des moments simples sur l’eau, au sein d’une classe où l’expérience, la passion et la convivialité restent au cœur de la compétition.
Est-ce que tu peux nous parler de ce bateau ? Je sais que tu as une histoire qui remonte à longtemps avec le Corsaire.
« C’était mon premier bateau quand j’avais 14 ans. C’est une vraie histoire de famille parce que mon père en a eu un, mon beau-père en a eu un et je suis content donc d’en garder encore un dans la famille aujourd’hui ! »
Celui-là, justement, qu’est-ce que tu peux dire dessus ?
« Ce Corsaire là je l’ai depuis environ 5 ans. Ce n’est pas le plus beau, mais pas loin ! Et puis, c’est toujours plaisant de venir faire les régates avec cette classe. C’et un bateau très technique et il y a pas mal d’anciens qui ont toutes les ficelles ! Donc ce n’est pas facile de gagner des courses. »
Quel est ton équipage ce weekend ?
« Je navigue avec deux copains, Christian Laube et David Sandrat, qui ne sont pas des grands habitués du support. Mais c’est sympa de partager ce moment tous les trois. J’espère qu’on en refera d’autres ensemble après. »
Quel est ton lien avec le Grand Prix de l’Ecole Navale ?
« C’est un événement important pour moi. J’ai eu la chance d’en être le parrain il y a quelques années et j’aime l’idée de rassembler autour de l’Ecole Navale les séries monotypes majeurs pour une régate qui est à la fois de haut niveau sur l’eau et très convivial à terre quelque soit l’endroit où on est basé. »
Pour quoi venir naviguer ici sur ce bateau ?
« Je prends toujours du plaisir à venir faire une belle régate et vivre de bons moments conviviaux. C’est aussi toujours sympa de faire des régates entre trois bouées. Il y a le National Corsaire à Trébeurden cet été, si on peut y faire une bonne perf je serais très content ! »
Quelle est l’ambiance au sein de cette classe Corsaire ?
« Nous sommes tous des passionnés de ce bateau. Certains naviguent dessus depuis de très nombreuses années, connaissent le support par cœur et savent comment avancer vite ! Donc c’est toujours intéressant de venir régater dans cette classe, d’aller chercher les petits réglages fins qui vont faire la différence. Ce sont des bateaux qui demandent aussi pas mal d’attention et d’entretien, quelques petites bidouilles mais ça reste que du plaisir ! »
C’est aussi un bateau pour les sorties en famille ?
« J’ai mon fils qui régate aussi et qui vient de temps en temps avec moi sur l’eau. Ce weekend il est à Douarnenez sur le National ILCA donc il ne pouvait pas venir mais c’est aussi un bateau qui est fait pour naviguer en famille évidemment. »